Economiques De La Lutte Contre La Piraterie Logicielle Augmentent Suivant Son Rythme De Progression
Bruxelles, 15 septembre 2010
En Belgique, réduire le taux de piraterie de 10% en deux ans plutôt qu’en quatre renforcerait son impact économique de 37%.
Lutter contre la piraterie logicielle crée un effet d’entraînement dans l’économie, en favorisant de nouvelles dépenses dans les services et la distribution informatiques. Ces dépenses créent de l’emploi et génèrent des recettes fiscales supplémentaires – et plus la piraterie logicielle diminue rapidement, plus le bénéfice que l’on peut en tirer est important. Telles sont quelques-unes des conclusions d’une nouvelle étude menée par la Business Software Alliance (BSA) et IDC, l’un des premiers cabinets de prévisions et d’études de marché, qui a évalué l’impact d’une réduction de 10% du taux de piraterie logicielle dans 42 pays.
L’étude intitulée “The Economic Benefits of Reducing Software Piracy” estime qu’en Belgique, une réduction de 25% du taux de piraterie logicielle dans l’informatique domestique pourrait créer 1125 emplois dans le secteur technologique, 613 millions d’euros (879 millions de dollars) d’activité économique supplémentaire, et 198 millions d’euros (284 millions de dollars) de nouvelles recettes fiscales d’ici 2013, 79% de ces bénéfices étant directement profitables à l’économie locale. En outre, l’étude constate que ces bénéfices sont d’autant plus importants que le rythme de la lutte contre la piraterie logicielle s’accélère : si la Belgique réduisait le niveau de piraterie de 10% en deux ans plutôt qu’en quatre, l’activité économique serait renforcée à hauteur de 37% et les recettes fiscales augmenteraient de 38%.
“Lutter contre la piraterie logicielle offre une opportunité pour apporter à l’économie une stimulation plus que nécessaire”, déclare Jacco Brand, Président du Comité de BSA Benelux. “La vente de logiciels, de même que les services et le support qui leurs sont apparentés, créent une demande de distribution et de services. Par conséquent, la piraterie logicielle ne concerne pas seulement les éditeurs de logiciels. Elle prive aussi les fournisseurs de services de recettes qui stimulent l’économie locale, en créant de l’emploi et des recettes fiscales supplémentaires. »
“Cette étude indique que l’économie dans son ensemble peut profiter d’une baisse, aussi forte et rapide que possible, de la piraterie logicielle en Belgique”, ajoute Jacco Brand.
Globalement, les résultats de l’étude indiquent qu’une baisse de la piraterie logicielle de 10 points sur les quatre prochaines années produirait 99 milliards d’euros (142 milliards de dollars) d’activité économique supplémentaire dans les 42 pays étudiés, dont plus de 80% profiterait directement à l’économie locale. La baisse créerait également près de 500.000 emplois dans l’industrie technologique et produirait quelque 32 milliards de dollars de recettes fiscales supplémentaires. Réduire le taux de piraterie de 10 points en deux ans accroît le bénéfice économique de 36%, en générant d’ici 2013, 135 milliards d’euros (193 milliards de dollars) d’activité économique supplémentaire et 30 milliards d’euros (43 milliards de dollars) de nouvelles recettes fiscales.
BSA recommande les actions suivantes pour lutter de manière efficace contre la piraterie logicielle au niveau mondial:
- Promouvoir l’éducation sur la notion de propriété intellectuelle et sur les pratiques de gestion et d’optimisation des ressources logicielles.
- Mettre en œuvre le Traité pour la protection des droits d’auteur de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle afin de créer un environnement légal en matière de protection des droits d’auteur, en ligne et hors ligne.
- Créer des mécanismes fiables et exploitables de mise en application de la loi en matière de propriété intellectuelle, tels que requis par le Trade-Related Aspects of Intellectual Property Rights Agreement de l’Organisation Mondiale du Commerce, qui prévoit une mise en application rigoureuse de la loi en ce qui concerne l’utilisation illicite et la contrefaçon d’innovations logicielles comme les technologies d’informatique en nuage.
- Consacrer les moyens nécessaires au respect de la loi en matière de propriété intellectuelle, parmi lesquels des unités spécialisées pour la mise en application de la loi dans ce domaine et une collaboration transfrontalière renforcée entre les autorités chargées de faire respecter la loi.
- Impliquer le gouvernement dans l’utilisation légale des logiciels au moyen d’une politique effective de gestion des ressources logicielles et promouvoir une utilisation légale des logiciels par les administrations, les entreprises publiques, les contractants et les fournisseurs.
“The Economic Benefits of Reducing Software Piracy” est basée sur le Piracy Impact Model d’IDC, qui comprend une étude de marché sur les dépenses en matière d’IT et sur la piraterie logicielle au niveau mondial, ainsi que des informations sur l’emploi IT et les recettes fiscales relatives à l’IT. Pour plus d’informations et une description complète de la méthodologie, consultez le rapport complet sur www.bsa.org/piracyimpact.
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